Glossaire des orages TU

 

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Tail cloud    VOIR : Nuage-queue

Talweg

Lorsqu'une dépression s'étire en produisant une sorte de "langue" ("vallée") vers sa périphérie, on appelle talweg la zone de basses pressions ainsi étirée.
→ Pour en savoir plus 

OPP : Dorsale
VOIR AUSSI : Dépression, Pression atmosphérique
 

Tempête

Au sens commun, on appelle tempête un phénomène météorologique de saison froide qui se caractérise par des vents forts à violents et de fortes précipitations à une large échelle dite synoptique, celle d'une région voire de notre pays. Ces vents s'enroulent autour d'un minimum dépressionnaire. Plus ce dernier sera bas plus le phénomène a des chances d'être violent. Au sens météorologique strict, on parle de tempête à partir du moment où le vent moyen atteint et dépasse 90 km/h non seulement sur les littoraux mais aussi dans les terres. En deça, on parlera d'un simple coup de vent. L'échelle de Beaufort définit les différents stades d'intensité en fonction de la force du vent moyen et des dégâts provoqués.
Lorsqu'elles s'évacuent d'un territoire traversé, les tempêtes sont suivies par un ciel de traîne. Ce dernier peut alors favoriser la formation de cellules orageuses isolées et virulentes qui le rendent facilement reconnaissable sur les images radar par son aspect "moucheté". C'est souvent dans ce contexte, lorsque certains critères sont remplis, que se déclarent les tornades de saison froide dans notre pays.

VOIR AUSSI : Vent moyen, Echelle de Beaufort 

 

 
Tempête à Dunkerque - ©  Philippe Talleu

Tempête tropicale   VOIR  Cyclone

Thermosphère    VOIR Atmosphère (couches de l')

Tonnerre

Longtemps considéré comme un phénomène indépendant, le tonnerre n’est en réalité que le « son » de l’éclair, produit par l’air brusquement dilaté au passage de la fulgurance. La vitesse du son n’étant « que » de 330 m à la seconde,  le tonnerre nous parvient généralement quelques secondes après l’éclair qui en est à l’origine. Pour savoir à quelle distance en mètres on se trouve de l’orage, il faut compter environ 330 x nb de secondes écoulées entre l’éclair et le tonnerre. Ainsi, si le tonnerre nous parvient 3 secondes après l’éclair, l’orage se trouve à environ 330 x 3 secondes = 990 m soit environ 1 km. Au-delà de 20 kms environ, le tonnerre n’est plus audible. En revanche, lors de coups de foudre très proches, lumière et tonnerre sont simultanés, et le tonnerre s’apparente plutôt à un énorme bruit d’explosion.
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VOIR AUSSI : Foudre 

  
Foudre - photo Christophe Coynault

Tornade

Colonne tourbillonnaire liée au courant ascendant, partant de la base d'un orage et qui atteint le sol. Les tornades sont les phénomènes météorologiques les plus violents et les plus destructeurs qui soient, bien que le plus souvent très localisés. La vitesse de leurs vents n'étant pas mesurables, on utilise des échelles d'évaluation de leur intensité en fonction des dégâts causés (échelle de Fujita, nouvelle échelle de Fujita, échelle de TORRO). Parfois, les vents tourbillonnants génèrent des dégâts au sol alors que la colonne rotative n'est pas totalement visible. On détecte alors la présence de celle-ci par ses dégâts, un buisson ou le couloir de destruction qu'elle a généré.
→ Pour en savoir plus :  Comment se forment les tornades ?  /  Les tornades en France

VOIR AUSSI : Supercellule, Buisson, Tuba, Gustnado, Trombe marine, Echelle de Fujita, Echelle de TORRO, Echelle de TORRO

 

 
Tornade F2 à Saint-Germain-de-Marencennes (17) en mai 2005 - photo G. Coudreau

Tornade de feu

Un peu à l'image des tourbillons de poussière, une tornade de feu est un tourbillon formé par la combinaison de l'ascendance de l'air brutalement échauffé et de la présence de vents forts à l'échelle régionale. Il se développe en périphérie des grands incendies qui échauffent l'air ambiant. Le réchauffement local de l'air provoque déjà lui-même des vents locaux qui eux aussi favorisent la formation de ce type de phénomène, extrêmement dangereux on s'en doute.
→ Pour en savoir plus 

VOIR AUSSI : Tornade, Tourbillon de poussière

 

 

TORRO (TORnado and Storm REsearch Organization)

Crée en 1974, la TORRO est un groupe de recherche britannique sur la science des orages et des tornades, qui gère une base de données en ligne, recueille les observations de son réseau, enquête sur les lieux sinistrés et poursuit des travaux de recherche. Soutenue par des donations privées, elle oeuvre dans un souci d'information publique et ses membres, tous bénévoles, ont des profils allant du simple amateur/observateur au professionel de la météorologie.
Site web de la TORRO


Tourbillon de poussière   VOIR Dustdevil

Tramontane  VOIR Vents régionaux

Trombe marine

Angl. Waterspout. Nom donné aux "tornades" qui se forment au dessus de l'eau (mers et grands lacs). En réalité, l'expression est impropre car ce sont à l'inverse les tornades qui sont des trombes terrestres, le mot "trombe" désignant à l'origine toute forme de vortex sous orage (gustnadoes exceptés). Les trombes marines se produisent plus facilement que les tornades, lorsque la masse d'air se rafraîchit plus rapidement que la mer. Fréquent en mer Méditerranée où les trombes marines se plaisent tout particulièrement, ce contexte automnal particulier peut se rencontrer sur tous les littoraux. Ne pas oublier cependant qu'au-delà de ces conditions de formation spécifiques, les trombes marines peuvent aussi se déveolopper dans les mêmes conditions que les tornades, y compris dans des conditions supercellulaires. Et surtout, quand leur puissance le leur permet, elles peuvent également entrer dans les terres et y devenir des tornades destructrices.
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VOIR AUSSI : Tornade, Trombe terrestre

 

 


Trombe marine au large de Lacanau (33) en 2002 - photo Charly Henno

Tropopause

Limite supérieure de la troposphère et limite inférieure de la stratosphère. Elle oscille entre 6 et 20 km d'altitude selon la latitude, et forme un "plafond" qui va limiter le développement des cumulonimbus. C'est à l'équateur qu'elle est la plus haute (env. 18-20 kms) et elle décroît au fur et à mesure qu'on se rapproche des latitudes moyennes (env. 10-12 kms) et des ôles (6-8 kms). Plus la tropopause sera haute, plus le nuage d'orage pourra être électrique par accumulation de multiples couches chargées positivement et négativement.
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VOIR AUSSI : Forçage d'altitude, Cumulonimbus, Anomalie de tropopause, Atmosphère (couches de l')

 

Troposphère    VOIR Atmosphère (couches de l')

Tuba

Tornade en formation, en forme de cône inversé animé d'un mouvement de rotation, qui se développe sous la couche nuageuse de l'orage voire peut se développer sous un simple cumulus. Il est le signe qu'une tornade est possible et doit alerter surtout si l'orage est puissant, les vents générés par le vortex pouvant alors atteindre le sol si le tuba est assez allongé ou conséquent. Heureusement dans notre pays, la plupart des tubas ne touchent pas le sol. C'est d'ailleurs précisément cette notion de jonction avec le sol qui différencie le terme "tuba" du terme "tornade", ce dernier désignant la trombe au sol.
Les tubas se déclinent en plusieurs catégories :
- Le tuba classique qui se forme grâce à un mésovortex (misocyclone, mésocylone).
- Le tuba dit d'air froid qui se forme après le passage d'un front froid grâce à un proche environnement cisaillé.
- Le tuba en noeud-papillon qui se forme dans le contexte de deux colonnes convectives proches l'une de l'autre.
- Le tuba de région montagneuse, un type de tuba un peu particulier qui peut se former lorsque le relief crée de fortes turbulences.
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VOIR AUSSI : Tornade, Trombe marine, Horse shoe vortex

 

 


Tuba sur le secteur de Cognac le 29/09/2013 - © Nicolas Mérignac

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