Glossaire des orages R

 
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Rafales descendantes

On appelle rafales descendantes des vents localisés non tourbillonnaires, liés aux courants descendants de l’orage, et qui "tombent" littéralement de la structure orageuse vers le sol. Parmi les rafales descendantes, on distingue :
- les macrorafales dont le diamètre est supérieur à 4 kms, et dont la durée moyenne oscille entre 5 et 20 minutes.
- les microrafales dont le diamètre est inférieur à 4 kms et dont la durée est également moindre (5 à 10 minutes).
Attention, le nom « microrafale » ne signifie pas pour autant que les phénomènes concernés sont de faible intensité. Bien au contraire, elles sont souvent violentes localement et peuvent causer de lourds dégâts sur des périmètres très restreints. Il n’est pas rare que les vents atteignent voire dépassent les 110-120 km/h sous des microrafales. Les violentes turbulences qui animent leur étalement au sol peuvent parfois aussi donner une impression de « tourbillon » et les rendre visuellement très spectaculaires pour l’observateur lointain. Un pied de pluie incliné doit toujours alerter sur la présence de rafales descendantes.

VOIR AUSSI : Front de rafales, RFD, FFD, Burstswath

 

 

Schéma d'une rafale descendante -
Jean Yves Frique pour Ouest-orages

Radar

Les radars météorologiques ont pour objectif de repérer l'écho produit par les précipitations via le réfléchissement du signal par les gouttes rencontrées (réflectivité) ainsi que les paramètres liés (vitesse de déplacement...), afin d'obtenir des données sur la présence de précipitations, leur intensité, leur type (pluie, grêle..), leur vitesse, les dimensions des systèmes qui les génèrent. Contrairement aux radars à émission continue, le radar météorologique émet de petites impulsions régulières de telle sorte qu'il puisse recevoir et traiter en temps réel les données recueillies par chacune d'entre elles avant la suivante. En 40 000 "tirs" successifs, il couvre ainsi à 360° le territoire à sa portée.
Les radars peuvent être fixes ou mobiles, et on en distingue deux types principaux :
- le radar conventionnel à balayage horizontal, utilisé majoritairement par nos organismes météorologiques
- le radar doppler
Aux USA les radars doppler fixes ou mobiles sont incontournables pour la détection et la prévention des puissantes structures convectives qui frappent annuellement les régions centrales de leur territoire.
En France, l'utilisation des radars répond à plusieurs besoins essentiels : prévision, risque lié aux orages en aéronautique, prévention des épisodes pluvieux violents, crues et inondations notamment les épisodes cévenols et leur possible augmentation liée au réchauffement climatique... Outre les classiques radars à balayage horizontal, Météofrance possède aussi des radars doppler, essentiellement dédiés à l'étude des épisodes méditerranéens.
→ Pour en savoir plus 

VOIR AUSSI : Supercellule, Mésocyclone, Précipitations

 

 
Ci-dessous : radar mobile au Kansas / en bas : fonctionnement général du radar à impulsion - source Wikipédia



Rear Inflow notch (RIN)   

A l'inverse de l'Inflow Notch situé à l'avant, le RIN est une intrusion d'air sec à l'arrière d'une structure orageuse, qui matérialise le RIJ (Rear Inflow Jet), le courant ascendant arrière de la cellule.

VOIR Flux sortant (Inflow)
OPP Inflow Notch (IN)
 

RFD

Les structures orageuses comportant un mésocyclone se caractérise par la présence de deux courants descendants susceptibles de donner des vents violents au sol. Le RFD correspond à la zone de précipitation arrière de l'orage, tandis que le FFD correspond, lui, à la zone précipitante avant.
→ Pour en savoir plus 

OPP : FFD

VOIR AUSSI : Supercellule

 



Schémas représentant un RFD et un FFD

Rideau de précipitations

Observée de loin, les précipitations apparaissent comme une sorte de rideau plus sombre s'étendant du nuage au sol, d'où cette expression imagée. En contexte orageux, les rideaux de pluie ou de grêle sont souvent photogéniques, avec leur densité parfois impressionnante. Les rideaux de grêle sont reconnaissables à leur couleur blanchâtre.
Vu de profil, un pied de pluie/grêle incliné trahit la présence de vents d’intensité différente en hauteur et au sol (cisaillement de vitesse) voire des rafales descendantes à cet endroit. Dans les cas de rafales descendantes violentes, le pied peut même dessiner une sorte de virgule.

VOIR AUSSI : Rafales descendantes, Virga, Grêle

 

Rideau de précipitations dans le nord de la Vienne
- photo Thomas Haut

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