Glossaire des orages GH

 

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Galerne  VOIR Vents régionaux

 

Géopotentiels 

Le géopotentiel désigne la pression atmostphérique non pas au sol mai sen altitude, mesurée tous les jours à l'aide ballons munis de matériel d'enregistrement. On relève un certain nombre de mesures de pression dites "de référence" (700 hPa, 500 hPa...) et l'altitude qui lui correspond ce jour-là. Rappelons que plus on monte en altitude et plus la pression diminue. Ainsi l'altitude pour 700 hPa sera-t-elle moins élevée que pour 500 hPa. Ne reste plus ensuite qu'à relier tous les points d'égale altitude pour obtenir la courbe hysohypse.
En altitude aussi se retrouvent des zones de basses et de hautes pressions : à l'anticyclone au sol correspond le haut géopotentiel et à la dépression le bas potentiel.
La carte la plus utilisée pour la prévision des orages est celle du géopotentiel à 500 hPa.

VOIR AUSSI Dépression, Anticyclone, Pression atmosphérique

 


Carte des géopotentiels (500 hPa) et pression au niveau de la mer - Run WRF

Géopotentiels (haut et bas)     VOIR Géopotentiels, Dépression, Anticyclone, Pression atmosphérique

 

Goutte froide 

Une goutte froide se forme lorsqu'un talweg d'altitude (zone de basses pressions située en altitude) s'enfonce vers le Sud. L'air froid se retrouve alors coincé et progressivement "étranglé" entre deux masses d'air chaud et finit par se scinder. Les gouttes froides peuvent générer des orages stationnaires violents notamment sur la péninsule ibérique.
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VOIR AUSSI : Talweg

 

Grêle 

Angl. hail. Désigne les précipitations solides qui accompagnent les orages. La grêle survient lorsque l’orage est suffisamment développé verticalement et suffisamment puissant pour que des gouttes congelées et des gouttelettes d’eau surfondues soient brassées à l’intérieur du cumulonimbus et s’agglomèrent jusqu’à former des grêlons de plus en plus gros. Dès que ces derniers deviennent trop lourds pour rester en suspension, ils tombent. En France, le risque grêle se superpose peu ou prou à celui des orages dans la bande Sud-ouest/Massif Central/Nord-est. Plus on remonte vers le nord, plus le risque s'amenuise mais toute région est susceptible de subir un jour un violent orage de grêle.
Note : on parle de grêle lorsqu'un noyau de glace atteint au moins 1 cm de diamètre. En dessous, on parlera de grésil.
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VOIR AUSSI : Précipitations convectives, Grésil, ANELFA

 


Grêlons - source poemes.provence.fr

Grésil 

Un noyau de glace prend l'appellation grésil lorsque son diamètre est inférieur à 1 cm de diamètre. Au-dessus, on parlera de grêle.
Le processus de génèse du grésil reste le même que celui de la grêle mais le grésil provient généralement de petits orages peu intenses.
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VOIR AUSSI : Précipitations convectives, Grêle

 

Gustnado

De l'anglais GUST pour rafale de vent et NADO pour tornado. Il s'agit visuellement d'un tourbillon de poussière ou d'un nuage de débris provenant de la rencontre entre un ou plusieurs fronts de rafales phasé sous le courant ascendant d'une cellule. Le vortex n'est généralement pas connecté au nuage d'orage. A différencier de la "tornade de front de rafales" dont la nature et les conditions de formation sont, elles, différentes.
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VOIR AUSSI : Tornade, Front de rafales, Arcus

 


Image d'illustration, gustnado dans le Wisconsin - Auteur et © inconnu, publiée sur Wikipédia

Horse shoe vortex

En français "vortex en fer à cheval". Comme leur nom l'indique, les horse shoe vortex sont des tubes tourbillonnaires en forme de fer à cheval qui se forment en altitude quand il y a suffisamment d'hélicité dans l'atmosphère, le plus souvent sous de simples cumulus. Faciles à repérer pour peu qu'on se donne la peine de lever le nez, ils restent cependant rarement observés, d'autant plus qu'ils se dissipent généralement rapidement. Ils ne touchent jamais le sol et sont donc parfaitement inoffensifs.
[Cliquer sur la photo pour la faire apparaître en taille réelle]

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VOIR AUSSI : Tuba, Tornade

 
Cliché et © Valentin Perrault

Humidité relative

L'humidité est la quantité e vapeur d'eau contenue dans l'air. Comme la capacité d'humidification de l'air varie avec l'altitude, on a coutume de mesurer l'humidité dite relative, exprimée en pourcentage. Cette dernière s'obtient en divisant la quantité réelle de vapeur d'eau (X) par la quantité maximum possible (Y), toutes deux exprimées en g. Par exemple, pour X = 5 et Y =10, on aura une humidité relative de 5/10 ou 0,5 soit 50 % d'humidité relative.
Ce taux est généralement de 100 % dans un contexte de brouillard, 70 % dans un orage moyen et peut tomber à 2 % dans une zone désertique. Toutefois on considère qu'un taux de 0% est théoriquement impossible : même dans le désert de l'Atacama au Chili réputée pour être la zone la plus sèche de la planète, il reste quelques résidus d'humidité. 
La mesure de l'humidité s'effectue à l'aide d'un instrument appelé psychromètre (illustration ci-contre).
Comme dit plus haut, la capacité d'humidification n'est pas égale sur toute l'épaisseur de la troposphère. En effet plus l'air est chaud, plus la pression est élevée et plus l'air peut contenir de vapeur d'eau, ce qui explique pourquoi les basses couches sont généralement les plus humides, et donc pourquoi l'alimentation des orages en humidité se situe principalement entre 1500 et 3000 m d'altitude.


Psychromètre - source : Météocentre.com

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