Glossaire des orages C

 
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Cellule

Une cellule est un nuage convectif autonome doté au minimum d'un courant ascendant et descendant. C'est en quelque sorte, l'unité orageuse. Dans le vocabulaire météorologique, le terme cellule est parfois remplacé par son synonyme grain. Ex : "Un grain orageux s'est déclaré en soirée"… Les cellules peuvent se former isolément (on parlera alors d'orage monocellulaire) ou se regrouper en formations dites multicellulaires, elles peuvent aussi se rencontrer par le jeu de vents contraires ou à l'inverse se scinder en deux parties dans certains contextes particuliers.
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VOIR AUSSI : Convection, Cumulonimbus, Multicellulaires (orages)

 

Cisaillement

Ce terme désigne des vents de direction et(ou) de vitesse différentes sur plusieurs étages de l'atmosphère. Il existe deux types de cisaillement des vents :
- le cisaillement directionnel, impliquant des vents dont les directions changent avec l'altitude.
- le cisaillement de vitesse, impliquant des vents dont les puissances changent avec l'altitude.
Ces deux paramètres de dynamique atmosphérique jouent un rôle important dans la génèse d'orages violents.
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VOIR AUSSI : Courant-jet

 

Condensation    

C'est la transformation de la vapeur d'eau en eau liquide. Comme la teneur en humidité de l'atmosphère décroît avec la baisse de pression et donc avec l'altitude, le seuil de saturation d'une masse d'air chaude de basses couches qui s'élève se retrouve donc vite atteint. L'excédent de vapeur d'eau va alors se condenser et, grâce à la présence noyaux de condensation, former de fines gouttelettes qui donneront naissance à une structure nuageuse.

VOIR AUSSI : Humidité relative, Saturation, Noyaux de condensation

 


C'est la condensation qui fait le nuage - photo Nicolas Baluteau

Convection

C'est à la base le mécanisme de formation d'un nuage, déplacement vertical d'une parcelle d'air dans le sens de la montée. Généré par le réchauffement des sols par les rayons solaires, l'air chaud en surface peut dans certaines circonstances s'élever en altitude et se refroidir au contact de l'air plus frais. La condensation de la vapeur d'eau forme alors les nuages, lesquels peuvent évoluer en structure orageuse si l'air est instable.
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OPP : Advection
 

 

 

http://www.ouest-orages.org/medias/images/convection.jpgSchéma convection - source inconnue

Convergence

On appelle convergence une situation où des flux d'air de directions opposées forçent la masse d'air à se soulever vers le haut créant ainsi des nuages. Des orages se forment souvent sur des lignes de convergence lorsque toutes les conditions nécessaires y sont réunies.
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VOIR AUSSI : Convection

 

Coriolis (force de)

Du nom du physicien français Coriolis (1792-1843), la force dite "de Coriolis" est une loi cinématique qui fait que toute particule située dans l'hémisphère nord est automatiquement déviée vers sa droite, et toute particule située dans l'hémisphère sud déviée vers sa gauche. Cette loi physique a une influence prépondérante sur le comportement des fluides dans l'atmosphère et donc par conséquence sur les mécanismes météorologiques.
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Courant ascendant

Le courant ascendant résulte de l’aspiration de l’air chaud par le cumulonimbus. Ce dernier se comporte comme une véritable usine thermonucléaire, aspirant littéralement l’air chaud et humide, asséchant l’air ambiant et se développant grâce aux gouttelettes qu’il fabrique. Le courant ascendant pour l'air chaud est ensuite suivi par le courant descendant pour l’air froid. C’est la mécanique de l’orage, avec tous ses phénomènes associés...

OPP Courant descendant

Courant descendant

Le courant descendant se forme lorsque le poids de l’air dû à l’accumulation des précipitations dans la partie inférieure du nuage orageux provoque son affaissement, l’air froid étant plus lourd que l’air chaud. Lorsque ce mouvement est suffisamment puissant, il peut entraîner des rafales dites descendantes d’air frais (downburst en américain) qui vont arriver jusqu’au sol et s’étaler de part et d’autre. C’est là qu’elles peuvent provoquer d’importants dégâts.

OPP Courant ascendant
VOIR AUSSI Rafales descendantes

Courant-jet

Encore appelés jet-streams, les courant-jet sont des flux d'air rapides soufflant généralement entre 6 et 15 km d'altitude, sous la tropopause. Ces vents violents s'étirent sur des milliers de kilomètres de longueur et soufflent généralement à plus de 100km/h. Ils peuvent même dépasser les 400 km/h comme ce fut le cas pour les tempêtes de 1999 qui ont gagné en intensité grâce à ce puissant courant-jet. Ils peuvent également contribuer au mécanisme de la formation des orages violents en favorisant le cisaillement des vents.
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VOIR AUSSI : Cisaillement

 

Cumulonimbus

C'est LE nuage d'orage parvenu à l'état mature, le plus haut de tous les nuages dont la croissance verticale oblige le sommet à s'étaler sous la tropopause. C'est lui qui donne la plupart du temps de la foudre et des fortes précipitations. Le cumulonimbus se forme à toute les périodes de l'année même en hiver, mais sa genèse sera plus facile en période estivale où son sommet pourra atteindre les 12 kilomètres de hauteur voire plus suivant les conditions météorologiques. C'est également lui qui génère de multiples phénomènes violents comme les tornades, la grêle, les fortes rafales destructrices, les inondations …
Il existe plusieurs sortes de cumulonimbus suivant la saison et suivant le stade de maturité :
- Le cumulonimbus calvus (le cumulus congestus parvenu au stade ultime de son développement juste avant qu'il ne devienne cumulonimbus incus)
- Le cumulonimbus incus (le nuage commence tout juste son étalement sous la tropopause et se met à ressembler à une enclume)
- Le cumulonimbus capillatus (la partie qui s'étale sous la tropopause est en pleine expansion et atteint parfois plusieurs dizaines voire des centaines de kilomètres de long)
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VOIR AUSSI : Cumulus congestus, Pyrocumulonimbus

 

 


Deux cb en train de se former - © Cisco-b (pseudo)

Cumulus congestus

Le cumulus congestus avec son aspect caractéristique de chou-fleur représente le dernier stade évolutif d'un cumulus avant qu'il ne devienne cumulonimbus. C'est en quelque sorte un "bébé cumulonimbus". Il se forme lorsque l'instabilité de l'atmosphère lui permet de gonfler verticalement via le mécanisme de la convection jusqu'à parfois atteindre la tropopause, signe qu'un orage est imminent. Avant même qu'il ne parvienne au stade de cumulonimbus, ce type de nuage de plusieurs milliers de mètres peut déjà générer de la pluie sous toutes ses formes, des tubas (amorces de tornade) et même des trombes marines lorsqu'il se situe au dessus de la mer encore chaude.
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VOIR AUSSI : Cumulonimbus, Convection

 



Cumulus congestus dans le Gers - © Rémy Madureira

Cyclone

Le terme "cyclone" a deux sens :
- Le premier, générique, désigne toute dépression ou zone de basses pressions au sol circulant dans l'atmosphère. Son exact opposé est l'anticyclone.
- Le deuxième, plus connu du grand public et plus spécifique, désigne les systèmes violents tropicaux qui se forment tous les ans dans les eaux chaudes sous ces latitudes et causent des dégâts. D'une largeur allant de 500 à 1000 km environ, les vents s'y enroulent autour d'un minimum dépressionnaire qui peut prendre l'apparence d'un oeil. Assujettis à la force de Coriolis ils tournent dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Sud, et dans le sens inverse dans l'hémisphère Nord.
Les cyclones sont classés sur l'échelle d'intensité Saffir-Simpson en cat 1 (118-153 km/h), catégorie 2 (154-177 km/h), catégorie 3 (178-209 km/h), catégorie 4 (210-249 km/h) et catégorie 5 (> 150 km/h). Certains cyclones de catégorie 5 ont dépassé les 300 km/h. En dessous de la catégorie 1, le système est qualifié de "tempête tropicale" ou, moins puissant encore, "dépression tropicale". On notera que c'est le même phénomène qui est appelé "ouragan" dans les Caraîbes, "cyclone tropical" dans l'océan Indien ou "typhon" au NO du Pacifique. Il existe aussi des cyclones sub-tropicaux et extra-tropicaux mais là par contre le vocable désigne des systèmes de nature quelque peu différente.
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OPP Anticyclone
VOIR AUSSI Dépression, Force de Coriolis

 

 

 
Cyclone - auteur et origine inconnus

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