Glossaire des orages AB

 
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Abaissements de condensation

Il arrive souvent que des irrégularités et abaissements de condensation (transformation de la vapeur d’eau en gouttelettes d’eau) rendent visibles sous les plafonds nuageux toutes sortes de griffes et d’appendices divers et variés, répondant aux doux noms de fractus, pannus…  et qui donnent au ciel d’orage cet aspect chaotique si caractéristique. Ces appendices prennent parfois des formes d’autant plus inquiétantes qu’ils peuvent être animés de turbulences locales ou s’étirer jusqu’au sol.
Ils sont pourtant tout à fait inoffensifs, simples conséquences de saturation locales d’humidité. A ne pas confondre avec une amorce de tornade (tuba) laquelle garde sa forme plus longtemps et présente une rotation caractéristique.

 

Advection 

L'advection est un terme employé en mécanique des fluides, lequel en météorologie désigne le déplacement horizontal d'une masse d'air atmosphérique. On l'oppose souvent à la notion de convection, qui elle, désigne le soulèvement vertical d'une parcelle d'air. Le déplacement horizontal advectif d'une parcelle d'air implique également le transfert de ses propriétés (température, pression...).
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OPP : Convection

 

Arcus  

L'arcus est un nuage à la forme caractéristique d'arc qui se présente à l'avant du système orageux à l'arrivée de ce dernier. Il est dit "auxiliaire" car il s'ajoute à la structure nuageuse principale de l'orage, le cumulonimbus voire le cumulus congestus. Ce type de nuage peut d'autant plus impressionner qu'il sera proche du sol, assombrissant le ciel devenu menaçant. Il est générateur de vents violents et matérialise le front de rafales de la cellule lequel peut s'étendre sur des centaines de kilomètres lors de certaines situations.
L'arcus se forme à l'avant des précipitations lorsque l'air froid sortant rencontre l'air chaud à l'avant de l'orage, créant ainsi un abaissement du seuil de condensation lui-même générant des lambeaux de nuages (fractus), qui vont alors se souder à la base du nuage convectif et former un nuage " rouleau " tournant sur lui même horizontalement de bas en haut. Certains arcus impressionnants peuvent comporter plusieurs couches empilées les unes sur les autres. L'ensemble prend alors l'aspect d'un arcus à plusieurs étages encore appelé shelf cloud (de "shelf" = étagère). 
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VOIR AUSSI : Front de rafales

 

 


Arcus multicouches devant la dune du Pilat le 7 juin 2013 - © Astrid Neveu

Amosphère (les couches de l')

L'atmosphère est une enveloppe gazeuse recouvrant une planète. Celle de la Terre s'étend jusqu'à environ 1500 kms d'altitude mais l'énorme majorité de sa masse se situe sur les 50 premiers kms. Son poids (pression atmosphérique) décroît avec l'alttitude mais en revanche, contrairement à ce que l'on croit souvent, les température, elles, ne suivent pas une courbe décroissante proportionnelle à l'altitude. Elles peuvent monter ou descendre selon que l'on se trouve dans l'une ou l'autre des 4 différentes couches de l'atmosphère.
Ces 4 couches principales, déterminées en fonction des variations de température et de  pression atmosphérique, sont :
- La troposphère qui va du sol à une altitude de 6 kms à 20 kms selon la latitude. La température y décroît régulièrement (depuis 15°C en moyenne au sol jusqu'à -56°C en moyenne à hauteur de tropopause)
- La stratosphère qui va de 6-10 kms à une cinquantaine de kms d'altitude. C'est là que se trouve l'ozone dont les réactions photo-chimiques font remonter les températures jusqu'à une moyenne proche de zéro.
- La mésosphère s'étend ensuite sur une trentaine de kms jusqu'à 80 kms d'altitude. Les températures y redescendent jusqu'à une moyenne de -90°C.
- Enfin, la thermosphère, où l'air se raréfie jusqu'à des portions infimes et où les températures croissent à nouveau jusqu'à atteindre environ 500°C à 500 kms

VOIR AUSSI : Tropopause

 




Les différentes couches de l'atmosphère - manuel scolaire coll. Nathan

Anticyclone

Zone de hautes pressions au niveau du sol. On parle d'anticyclone lorsque les pressions sont supérieures à 1015 hPa. Dans un contexte anticyclonique, les pressions augmentent progressivement au fur et à mesure que l'on se dirige vers le centre et -dans l'Hémisphère Nord- les vents se déplacent dans le sens horaire (sens des aiguilles d'une montre).  En altitude, on parlera de hauts géopotentiels.
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OPP : Dépression
VOIR AUSSI : dorsale, Pression atmosphérique

 

Beaver cloud    VOIR : Queue de castor (nuage dit)

 

Buisson

On appelle "buisson" la zone au sol du point de contact des vents générés par une tornade. Il est composé de ce que les vents projettent et aspirent (débris, poussière ... ) et peut parfois prendre des couleurs inattendues. Le buisson détermine le tracé du couloir de destruction de la tornade. La largeur annoncée de celle-ci dans les données de recensement ne correspond pas à la largeur de la colonne stricto sensu comme on pourrait le croire, mais à celle de son couloir de dégâts et donc en réalité à celle de son buisson.
L'image ci-contre montre parfaitement le buisson tournoyant autour de la zone de contact de la colonne avec le sol. Un autre bel exemple photographique avec la tornade supercellulaire du 29 avril 2012, proche de la ville de Toulouse.

VOIR AUSSI : Tornade

 

Tornade : source http://meltybuzz.fr

Burstswath

On appelle burstswath un type particulier de rafale rectiligne extrêmement localisée et brève, issu de systèmes estivaux généralement puissants (derechoes, systèmes présentant un bow echo...). Les dégâts peuvent se présenter dans un couloir très étroit (jusqu'à 20 m de large) et très délimité, ce qui rend difficile le diagnostic différentiel avec les dégâts d'une tornade. Selon les cas, ils pourront être très divergents ou très linéaires.

VOIR AUSSI : Rafales descendantes

 

Traces laissées par un burstswath - source NOAA

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