Orages mémorables

 

 

Découvrez les épisodes orageux mémorables qui ont jalonné l'histoire de notre région Centre Ouest. Il s'agit ici d'épisodes ayant frappé l'ensemble ou une bonne partie de notre région Centre Ouest voire d'autre régions de France, parfois à l'occasion d'une tempête ou gros coup de vent de saison froide ou intermédiaire. Quelques évènements plus locaux au caractère exceptionnel y sont également relatés.
Cette chronique sera bien sûr amenée à s'enrichir au fil du temps.


 

◊  21 mai 2014  Une ligne pluvio-orageuse très active cause d'importants dégâts sur la région notamment en Dordogne

Le 21 mai 2014 dans l'après-midi et en soirée, une importante ligne pluvio-orageuse circule entre Aquitaine- Charente, Midi-Pyrénées et Limousin  pour se décaler assez rapidement vers l'Est et le Nord-Pas-de-Calais en passant par le Massif Central et les régions centrales. Sur le passage de cette ligne d'intenses précipitations, des chutes de grêle et des vents violents localisés ont occasionné de très importants dégâts et provoqué la mort de 2 personnes.
Les vents ont fréquemment dépassé les 100 km/h, parfois les 120 km/h. Rafale à 103 km/h relevée à Romorantin, 123 km/h relevés à Saint-Martin-de-Fressengeas (24), 124 km/h relevés sur le viaduc de Millau. Plusieurs cas localisés de rafales descendantes ou possibles tornades sont signalés à Levroux (36), à cherbourg-Octeville (50), à Cherves-Châtelars (16)... En Dordogne, plusieurs localités ont été durement touchées par des vents d'une violence exceptionnelle, notamment sur le secteur de Biras où une personne a perdu la vie, à Saint-Pardoux-la-Rivière ou encore à Mensignac, où une tornade de force F1 a été validée. En Dordogne, d'autres phénomènes tourbillonnaires pourraient s'être formés, une probable tornade au sol ayant même été vue sur le secteur d'Echourgnac par deux chasseurs et certains couloirs très délimités comme celui découvert sur Saint Pardoux le laissant également soupçonner. En Charente sur Cherves-Châtelars, la question se pose également sérieusement sur Les Jaulières voire sur 2 autres hameaux.
Des pluies torrentielles se sont abattues en de nombreux endroits notamment en Charente où à Angoulême 300 personnes ont du être évacuées d'un gymnase, et dans la Vienne. En charente Maritime, c'est la grêle qui fait parler d'elle .
→  Bilan de la journée du 21 mai 2014


    
Dégâts à Marsanneix (24)  /  Un arbre tombé sur une voiture à Limoges (87) - photos Sud-Ouest  / Deux tweets des dégâts sur Levroux (36)


 

◊  Du 18 juillet au 7 août 2013  Plusieurs salves orageuses venteuses et grêligènes

- Le 18 juillet au Pin (17) avant que de grosses dégradations avec vents convectifs violents ne secouent le secteur peu après, une tornade aurait évolué dans le village durant 4 à 8 minutes, causant quelques dégâts remarquables dont une lourde mangeoire "traînée" sur 25 m, des destructions sur des constructions, une piscine...
- Durant 2 nuits consécutives celles du 25 au 26 et celle du 26 au 27 juillet, des orages extrêmement électriques (jusqu'à 5 ou 6 impacts par seconde !) frappent la Gironde et notamment la ville de Bordeaux, les deux Charentes et de nombreuses autres zones littorales de l'Ouest et du centre-ouest, causant de très lourds dégâts. Circulation gênée ou bloquée, des milliers de foyers sans électricité, arbres sur les routes, toitures endommagées... A Pauillac (33) le 26 juillet, le clocher de l'église s'effondre sur une maison blessant sa propriétaire. Dans la nuit du 26 au 27, le château de Verteuil (16) subit de graves dommages dus à des vents locaux très violents.
- La nuit du 2 au 3 août, une troisième salve sévère frappe cette fois-ci les zones situées à l'Est de celles précédemment touchées. De très violentes chutes de grêle affectent le vignoble girondin notamment dans le LIbournais, ainsi que la Dordogne avec de lourds dégâts sur les cultures et les habitations.Des orages violents, peut-être supercellulaires, ont touché Périgueux et sa région. On parle de plusieurs heures d'orages avec trombes d'eau et grêle parfois très violente, causant de nombreux dégâts. La Corrèze et la Charente limousine ont été également frappées. Article Sud-Ouest 
- Le 6 août entre 23 h 30 et minuit, un très violent orage dévaste le camping de La Grande Prade à La Cassagne en Dordogne, heureusement sans faire de blessés.

[Même si nos régions ont été frappées à plusieurs reprises durant ces journées-là, les orages ont également durement frappé d'autres régions : Dieppe le 27 juillet au soir, l'Aquitaine, et surtout le Massif Central où le 5 août des orages supercellulaires sont à l'origine de la chute d'impressionnants grêlons avoisinant la taille d'une balle de tennis pour certains (!) et où le 28 juillet, une tornade (classée EF2 par Kéraunos) cause de sérieux dégâts à Saint Alyre d'Arlanc (63). Dans la nuit du 6 au 7 août, c'est dans la Loire et notamment le Montbrisonnais que d'énormes grêlons s'abattent de nouveau. Le 7 août au soir, gros dégâts le soir à Castelnaudary (Aude) dus à 45 minutes de vents violents.]

                           
        Violentes rafales de la nuit du 26 au 27 juillet en Gironde - Vidéo Jérôme Petit  /  Ramifiés et impacts multiples sur Bouliac (33) dans la nuit du 26 au 27 juillet - photo Cyril Guitton




               
A gauche : dégâts dus à la grêle le 3 août à Excideuil (24) - photo Maxime Villaeys
Au milieu et à droite : dégâts en Gironde lors des 2 nuits du 25 au 27 juillet - photo Kevin Petit  / Carte des impacts journée du 23/07/2013



◊  5 février 2013  Orages très actifs sur le pays

Un front froid traverse la France du nord au sud en cette journée du 5 Février 2013. Particulièrement actif, il produira divers phénomènes en un court laps de temps. Les fortes précipitations qui l'ont caractérisé se sont accompagnées de rafales de vent parfois supérieures à 100 km/h, ainsi que de foudre. Le réseau Météorage a enregistré 1772 impacts lors de cet épisode. Une possible tornade aurait également causé des dommages en Saône-et-loire, plus précisément à Etang-sur-Arroux vers 14 h.
Une autre particularité a été observée lors de la traversée de ce front : la baisse brutale des températures qui a entraîné la transformation de la pluie en neige notamment sur nos régions. Un orage de neige éclate à Vichy en soirée. La température est parfois descendue de plusieurs degrés en moins de deux heures. 
Le vent a bien souffé sur nos régions avec 117 km/h en rafales au Phare des Baleines (17), 91 km/h à La Rochelle, 87 km/h à Rochefort St Agnant. Les valeurs sont moindres en terres charentaises mais elles dépassent les 100 km/h en Dordogne où 3500 foyers se retrouvent sans électricité le soir à cause des vents violents et des chutes de grêle. Des orages de grêle très intenses frappent également Saint-Hilaire-du-Harcouët (Manche)



Dégâts en Dordogne dus aux vents et à la grêle - cliché Sud-Ouest





◊  11 mai 2009  Episode de 6 supercellules simultanées

Après une première salve orageuse le matin, 7 supercellules dont 6 simultanées (diagnostiquées par Kéraunos) ont frappé ce jour-là l'ensemble de notre région sur un axe allant de Bordeaux à Angoulême ainsi que dans le Rochelais et dans les Landes. Très spectaculaires sur l'image satellite, ces orages impressionnants ont fait des dégâts énormes un peu partout dans la région et en Aquitaine. Des structures supercellulaires se développent d'abord en Gironde (secteur de Bordeaux) pour ensuite filer sur les Charentes et les Pays-de-Loire. Les dégâts dus à la grêle, aux vents violents et aux coulées de boue sont énormes. La grêle a littéralement blanchi certaines régions charentaises et a été jusqu'à transpercer une toiture !
Une tornade a été vue et photographiée entre Cramchaban et St Hilaire la Palud (entre 17 et 79). On ignore encore la zone précise impactée et l'intensité du phénomène, qui s'est maintenu plusieurs minutes (voir fiche). 



Structure supercellulaire photographiée à Montmoreau (16) le 11 mai 2009 - crédit photo Vincent Castagna




Arcus multicouche photographié dans le secteur de Montmorillon (86) - crédit photo Christophe Coynault




◊  1er janvier 2007  Virulente ligne de grains et 6 tornades

Un gros coup de vent et une ligne de grains très virulente traverse le Centre Ouest avec des dégâts importants dus à la foudre et au vent notamment en Aunis, où un millier de foyers ont été privés d'électricité.
Dans la traîne qui a suivi en fin d'après-midi, 6 tornades d'intensité F0/T1 à F1 se sont déclarées à  Chantonnay (85), Couhé (86), Génébrias (87), Vannes (56), Milizac (29) et Lachaise (16). Ce quasi tornado outbreak n'est pas en soi si exceptionnel que ça en France ou en Europe, mais heureusement le nombre réduit de cas et leur intensité modérée dans l'ensemble les distingue des castastrophes américaines.



◊  23 juin 2005  Orages de grêle et rafales très violentes sur la commune d'Angliers (86)

C'est précisément sur le secteur de Triou que l'orage et les vents se sont particulièrement déchaînés vers 15 h 50. Qualifiés de "tornade" par la Nouvelle République qui a relaté le fait le lendemain, ces vents nous semblent relever plutôt de la grosse rafale convective après examen de différents témoignages et articles les concernant. Quoi qu'il en soit, ils ont été d'une extrême violence, allant jusqu'à arracher et déplacer des toitures dont l'une, une toiture de grange a été retrouvée chez le voisin. Arbres cassés ou arrachés, cheminées et voitures endommagées... complètent le bilan des dégâts. D'énormes trombes d'eau ont également provoqué des inondations, une habitante se retrouvant avec 15 cm d'eau chez elle. Il est tombé 120 mm en 1 h 30. Le soir à 20 h, on dénombrait déjà une trentaine d'interventions des pompiers. 
L'agglomération d'Angliers elle-même a elle aussi subi des dégâts.
D'après un témoin, trois orages grêligènes et venteux très virulents se sont succédés en à peine 3 heures cette après-midi là sur la région.  



◊  15 mai 2005  une tornade classée F2 s'abat sur St Germain de Marencennes (17)


Dans un classique contexte de ligne de grains virulente, une tornade se forme dans les alentours de St Germain de Marencennes. Un témoin qui revenait de La Rochelle nous a décrit le nuage en "forme de bouteille verticale" prolongé par la tornade jusqu'au sol. Les dégâts sont importants au niveau du village, avec des toitures entièrement ou partiellement détruites, des plantes et divers objets projetés à distance, des abris de jardin arrachés. Une solide toiture ancienne a été intégralement arrachée charpente comprise, motivant le classement F2. La tornade se serait dissipée peu après son passage dans le village, demeurant quelques secondes à 100-150 mètres du sol avant de remonter définitivement dans le nuage. Ce même jour, de forts orages de grêle avaient affecté le Rochelais.
"Injustice" habituelle des lignes de grains peu étendues, au même moment d'autres secteurs voisins d'à peine 10 à 15 kms étaient sous le soleil...


                                 
                   La tornade F2 de St Germain de Marencennes, photographiée à environ 1, 5 km de distance - Cliché G. Coudreau




◊  15-16 juillet 2003   Vagues orageuses dévastatrices et meurtrières

La journée du 15 est généralement connue comme date marquante pour nombre de régions en France, notamment l'Aquitaine, le Maine-et-Loire et les Pyrénées Orientales frappée par une vague orageuse dévastatrice qui provoquent la mort de 5 personnes et des dégâts considérables. 158 km/h sont relevés à Bordeaux.
Le 16 c'est en Charente Maritime que de nouveaux orages très intenses provoquent des dégâts mémorables, entraînant la fermeture du parc Accrobranches de Jonzac, dévasté par un front de rafales, et des demandes de Reconnaissance Catatastrophe Naturelle pour plusieurs communes sinistrées notamment La Jarne et Angoulins. Dans le secteur de Jonzac encore, un témoin rapporte qu'une tornade se serait formée dans son jardin avant d'aller soulever une toiture voisine (date précise toutefois inconnue, le témoin ayant seulement parlé de "juillet 2003").

→  Voir notre fiche-synthèse sur cet épisode



◊  6 - 8 août 1999   Grains très virulents et vents violents, 2 tornades

Des grains orageux très virulents et accompagnés de vents violents provoquent des dégâts en Poitou Charentes et Aquitaine, ainsi que dans d'autres régions de France (Languedoc-Roussillon, Franche-Comté...).
Dans la nuit du 8 au 9 août, une très violente vague orageuse frappe la Charente Maritime, dont les vents et les fortes précipitations provoquent de très lourds dégâts un peu partout, à tel point que 14 communes obtiennent la Reconnaissance Catastrophe Naturelle. Plus de 600 interventions des pompiers et 1000 campeurs évacués entre Royan et Rochefort. La ligne d'orages se serait étendue sur 100 km du SW au NE mais sur moins de 30 kms de largeur (!) de la Saintonge jusqu'à Chizé, Niort et sa région orientale et jusqu'à l'Ouest de la Vienne où elle se dissipe enfin.
Au moins deux tornades se déclarent en fin de soirée, toutes deux estimées F1 : l'une à Cadeuil dévaste deux campings et aurait fait jusqu'à 100 m de large d'après un témoin. L'autre à Tournay (commune de Puyrolland) saccage la commune sous l'éclairage permanent d'un orage extrêmement électrique. Doeuil-sur-le-Mignon est également dévastée par des vents violents à la nature exacte encore à déterminer. La forêt de Chizé est dévastée avec 4 à 5000 hêtres abattus...



◊  25, 26 et 27 juillet 1983   Episode catastrophique et meurtrier de grande ampleur

Ces trois journées sont le point culminant de plusieurs jours d'orages violents, où déjà le 18 juillet une tornade classée F3 frappe Montalivet (33) tuant une personne et en blessant 27 autres. A partir du 25, un très grave épisode orageux avec des vents exceptionnellement violents frappe tout le Poitou Charentes ainsi que la Gironde et la Dordogne. Le 25 juillet au soir des fronts de rafales extrêmement violents (plus de 150 km/h !), improprement qualifiés de tornade par les journaux, ravagent le Marais Poitevin et la région niortaise. On compte 3 morts, 10 blessés, des évacuations en masse et des scènes de panique parmi les estivants. la circulation ferroviaire est bloquée. En matinée du 26, violents orages de grêle. Des grêlons gros comme des oranges sont tombés dans le secteur de St Genis de Saintonge  et Clion/Seugne.
Le soir de ce même journée et dans la nuit, le cauchemar va continuer dans un secteur allant du nord Charente à la moitié sud de la Vienne. Des microrafales frappent l'Est charentais, tandis qu'une probable très grosse tornade (d'intensité peut-être F3) saigne le secteur dans un sens Nord Sud sur un trajet d'environ 50 kms, arrachant des toitures, transportant des hangars entiers à plusieurs dizaines de mètres de leur emplacement. Des arbres volants auraient décapité des maisons... Une autre tornade frappe également Tonnay-Boutonne (17) ce même soir à 23 h locales.
On peut raisonnablement supposer un épisode supercellulaire particulièrement violent durant cette nuit du 26. Quels que soient tous ces phénomènes, on ne peut que se féliciter qu'ils se soient produits la nuit et non la journée, limitant ainsi très certainement le bilan matériel et humain pourtant déjà si lourd après la catastrophe du Marais Poitevin et la tornade de Montalivet.

→  Voir notre dossier sur cet épisode.

 


◊  Décembre 1982   Inondations catastrophiques à Saintes et en Saintonge

Même s'il ne s'agit pas d'un épisode convectif à proprement parler difficile de passer à côté de ce mémorable mois de décembre 1982 pour la Saintonge, avec sa crue catastrophique de la Charente et ses lames d'eau de 35 à 80 mm par 24 h durant les trois premières semaines, précédant les 110 mm des 20 et 21 décembre. Comme cela ne suffisait pas, une tempête violente refoule pendant 48 h les eaux douces de la crue en empêchant son évacuation vers l'océan. Les dégâts considérables entraînent le déclenchement du plan ORSEC.
A Saintes le 23 décembre, on circule en barque dans les rues. Victime de précipitations exceptionnelles, la ville est inondées sur 16 kms de rues ! Plusieurs centaines de familles sont évacuées.



La crue de 1982 à Cognac - crédit et source inconnus




◊  13 et 14 décembre 1978   Trois tornades F3 en Pays-de-Loire dont une à Saint-Hilaire-la-Caillère en Vendée

Durant ces deux journées, un contexte très perturbé du à l'affrontement d'une masse d'air atlantique chaud et humide et d'une masse d'air froid d'origine arctique donne naissance à un épisode d'au moins trois puissantes tornades F3 en Pays-de-Loire (il est fort probable que d'autres cas plus faibles soient passés à la trappe) ainsi qu'à de probables violentes rafales descendantes en Finistère.
- Port de Penmarch (29) : des vents convectifs très violents accompagnés de grêle et d'éclairs frappent vers 3h du matin provoquant une submersion marine. Les éléments se déchaînent durant une heure environ. Sur une zone particulièrement sinistrée de 500 m de long, d'impressionnants dégâts dus au vent et au raz-de-marée (malgré le faible coefficient de marée) sont décrits par la mairie : portes et fenêtres arrachées, bords de trottoirs déplacés, maisons inondées, magasins de la criée saccagés... Treffiagat, Le Guilvinec, Fouesnant, Benod et Plobannalec auraient également été touchés.
- Le Fief-Sauvin (49) : entre 12 h 20 et 12 h 50, une tornade F3 recensée parcourera jusqu'à 30 kms (20 km certains d'après Kéraunos) sur lequel l'église de Villeneuve est gravement endommagée.
- Ysé et ses environs (53, 72) : environ une heure plus tard, à 13 h 53, la deuxième tornade parcourt 25 kms sur un couloir dont la largeur s'étire jusqu'à 1500 m (!). Une personne est tuée.
- enfin le lendemain vers 14h15, c'est au tour de-La Caillère-Saint-Hilaire d'être frappée :
un concentré de violence durant 10 à 15 secondes qui provoque la mort d'une personne et en blesse deux autres, qui ont du être hospitalisées.




◊  25 et 26 janvier 1971   Tornade F4 à La Rochelle et deux autres tornades dans le 17 et le 79

Ces jours-là, alors que la situation est tempétueuse, une trombe marine s'invite dans les terres à La Rochelle et y devient une très puissante tornade, classée F4 sur l'échelle de Fujita qui en compte 5. Non seulement l'évènement est déjà exceptionnel en soi, mais en plus il dément formellement l'idée reçue selon laquelle ce type de tornade extrêmement destructrice ne peut survenir qu'en plein été. Elle va tuer une personne, en blesser dix autres, faire 46 sans-abri, soulever et détruire entièrement le bâtiment des Salines, soulever et endommager des dizaines de voitures... le tout en quelques secondes à La Pallice et sur l'avenue Guitton. 
Recensée par Jean Dessens, cette tornade fait donc partie de la poignée de F4 recensée en France, peu de temps après l'épisode catastrophique survenu en 1967 en Nord-Pas de Calais, Belgique et Pays-Bas. Bien sûr, le taux de retour d'un tel évènement est beaucoup plus long (depuis 1971, on compte le cas de Leviers (Doubs) en 1982 et celui d'Haumont-Maubeuge en 2008).
Deux autres tornades plus modérées (estimées à F1 environ) frappent également Aigonnay (79) le jour-même, et St Fort/Gironde (probable tornade) le lendemain 26.
- Fiche évènement


               
     Le bâtiment des Salines entièrement soulevé et détruit par la tornade F4 de La Rochelle en 1971 - crédit photo : Sud Ouest




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