Tornade de Lorignac (17) - 15 ou 16 janv 1852

 

 

 

Date, horaire      15 ou 16 janvier 1852  vers 5 locales

Localisation        Lorignac (17)

Phénomène        Tornade validée       Intensité     F1/T3

Dimensions        Longueur du trajet :  inconnue   /    Largeur  :   inconnue 

Description         Le quotidien parisien Le Journal des Débats rapporte que vers 5 h du matin dans la nuit du 15 janvier, une tornade a causé de sérieux dommages à une habitation de Lorignac (commune du Jonzacais au sud de la Charente Maritime, anciennement Charente Inférieure), et à des structures alentours dont un moulin et un pailler. Sur un trajet orienté Sud/Nord, les dégâts a priori évoquent un classement F1 sous réserve de la façon dont la charpente de cette malheureuse maison a pu être "soulevée" (terme employé par le rapport reproduit ci-dessous). Une charpente en dur entièrement arrachée suppose en effet un classement F2. Faute de le savoir et étant donné l'emploi du terme "soulevée" plutôt que "arrachée", nous optons pour le classement F1. Auquel certains détails comme celui-ci ou celui des planches transportées à 1 kms nous autorisent à accoler le classement T3 sur l'échelle de TORRO.
Un autre article transmis par François Paul évoque, lui, la nuit du 15 au 16 janvier à 5 du matin, ce qui daterait en réalité l'évènement au 16 janvier. En attendant de pouvoir recouper l'information avec d'éventuelles autres sources, nous mentionnons les deux dates possibles. 

Recenseur          Kéraunos/Ouest-orages

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Sources


 




(Le Journal des Débats, Mercredi 21 janvier 1852 - coupure aimablement transmise par François Paul) Lien

"On lit dans l’Indépendant de la Charente-Inférieure :
Dans la nuit de jeudi à vendredi, sur les cinq heures du matin, une trombe, qui se dirigeait du sud au nord a envahi la propriété de M. Allaire père, de la commune de Lorignac, canton de Saint-Genis, arrondissement de Jonzac, et y a occasionné des dégâts bien déplorables.
Ce météore, heureusement fort rare dans ces contrées, après avoir fortement ébranlé le corps entier de la maison, dont il a soulevé la charpente, démoli un cellier et un mur de jardin de peu d’élévation, enlevé et brisé les tuiles, renversé une cheminée, s’est porté sur le moulin, qu’il a terriblement ébréché, et dont la calotte a été précipitée pêle-mêle, avec les débris de la mécanique, dans une vigne y attenant.
Un palier considérable, devenu la proie de ce terrible fléau, a été dispersé dans une vigne ; quelques arbres ont été déracinés ; dans la direction parcourue par la trombe, on a vu des planches transportées à un kilomètre de là. On évalue la perte à 2000 fr.
Chose singulière, le moulin du sieur Lacroix, qui n’est qu’à cinquante pas de celui de M. Allaire, n’a eu qu’une aile fracassée."

(Journal de Rouen, mardi 20 janvier 1852 - article aimablement transmis par François Paul)




 
 


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