3 tornades/trombes fluviales sur St Maurice-le-Girard et Antigny (85) - 23 mai 1783

 

 


 

Date, horaire      23 mai 1783  à 19 h locales

Localisation       St Maurice-le-Girard, Antigny (85)

Phénomène        Tornades ou trombes fluviales      Intensité maximum F0 ?   

Dimensions        Longueur du trajet :  inconnue  /  Largeur : colonnes très étroites, largeur buisson inconnue 

Description         Sur le site Histoire-passion, des extraits de document d'archives mentionnent que le 23 mai 1783 à 19 h locales ("7 heures du soir"), trois colonnes "de la grosseur d'une barrique ordinaire" sont descendues simultanément sur les paroisses de St Maurice et Antigny, dans le diocèse de La Rochelle qui à l'époque recouvrait une bonne partie de la Vendée.
On peut hésiter entre une véritable trombe terrestre et une trombe simplement fluviale car le descriptif des dégâts ne comporte que la mention d'aspiration de l'eau des rivières. Etant donnée par ailleurs la précision descriptive émanant de témoins apparemment directs, on peut donc raisonnablement supposer qu'il n'y ait pas eu d'autres dégâts et que ces trombes se soient contentées de rester sur l'eau. Néanamoins l'absence de mention négative comme "pas d'autres dégâts rapportés" incite aussi à la prudence dans l'autre sens. De même il y a lieu d'hésiter sur l'intensité maximum, même si elle n'a vraisemblablement pas dépassé le stade F0.
Rappelons que l'année 1783 est considérée comme une année de "toutes les calamités" avec des inondations, tremblements de terre, les conséquences de l'éruption d'un volcan islandais (déjà !), et des orages violents avec "grêlons gros comme le poing"...

Recenseur          Ouest-orages

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Extraits de presse et autres sources

"Le 23 mai, à 7 heures du soir, on a vu descendre perpendiculairement, avec une précipitation étonnante,  sur les paroisses de St-Maurice et d’Antigny, diocèse de La Rochelle, trois colonnes de la grosseur d’une barrique ordinaire, dans toute la longueur. Elles partoient de trois nuages divisés et éloignés l’un de l’autre d’un quart de lieu. Elles pompèrent l’eau des rivières avec une rapidité et un bruit surprenant. On voyoit s’élever dans leur intérieur des flammes très vives, qui s’élançoient de toutes parts, sans être dirigées par le moindre souffle de vent."

Site web Histoire-passion (généalogie et Histoire saintongeaise)

Source d'origine : notes laissées dans les registres de Grassac (16) par Jean Durand, curé.
Publié dans le Bulletin et Mémoires de la Société Archéologique et Historique de la Charente - Année 1897 - Dans Notes historiques sur la baronnie de Marthon en Angoumois, par M. l’abbé Ad. Mondon, curé de Chazelles.


 

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