Bienvenue sur notre base de données

Pourquoi une telle base régionale ?


Notre base de données régionale des phénomènes tourbillonnaires se veut véritable base de recensement, et constitue de fait le centre de gravité de nos données. Pourquoi une telle spécificité ? Pour deux raisons essentielles : 

- D'une part les phénomènes tourbillonnaires sont de loin les plus mal connus. Très locaux, ils ne sont pas repérables en temps réel (ainsi que les microrafales) et nécessitent des recherches et enquêtes minutieuses pour les découvrir et les porter à la connaissance du public. Leur connaissance est donc précieuse et c'est pourquoi nous avons préféré nous centrer sur eux dans cette base, en nous appuyant sur les travaux déjà menés en ce sens par plusieurs d'entre nous. Nous sommes aussi conscients que nos moyens humains et notre disponibilité relative ne nous permettent guère d'élargir le champ de cette base à d'autres phénomènes comme la foudre ou la grêle, ces derniers étant plus facilement repérables et déjà bien étudiés.  

D'autre part, et ce en dépit des remarquables avancées de ces dernières années dans la connaissance des phénomènes orageux et tornadiques, en France le recensement est loin d'être réparti de façon égale sur l'ensemble des régions. Les recenseurs français restent dépendants de leurs réseaux d'informateurs et des médias, et les recherches en archives demandent beaucoup de temps.
Or, il se trouve que cette région du centre-Ouest inclue une zone climatique, centrée sur le département 17,  réputée pour être l'une des zones les plus touchées de France voire d'Europe de l'ouest, à la climatologie probablement proche de celle du sud de l'Angleterre. Particulièrement mal couverte jusqu'au milieu des années 2000, ayant été fait l'objet depuis 2004 d'une étude menée par N. Baluteau, cette portion bénéficie depuis 2006 comme les autres régions du recensement de Kéraunos et devient de plus en plus visible sur le web. Malgré ces progrès, les retours demeurent inégaux faute de relais suffisants et nous avons constaté que des cas même destructeurs peuvent toujours passer à la trappe.
Cette région ne saurait donc souffrir davantage d'un tel déficit de médiatisation.

Localement, nos constats successifs nous font clairement supputer que ces régions recèlent un extraordinaire gisement d'informations encore inconnues bien au-delà des lacunes classiques, même pour des cas marquants du XXème siècle. Avec ces pages issues de nos travaux respectifs et en commun, nous espérons donc compenser au moins en partie les inévitables déficits en national par une focale sur "nos" département couverts. Ainsi nos données sont-elles mises à disposition des autres recenseurs, sous réserve bien sûr de nous citer en tant que source.

 


Exemple de tableau d'index





Exemple d'une fiche pour un cas de tornade


Informations pratiques

- Notre base régionale se subdivise en 4 répertoires : celui des tornades, celui des tubas, celui des trombes marines et celui des autres phénomènes tourbillonnaires (gustnadoes, tourbillons de poussière...) et enfin, celui des vents rectilignes.  Les 3 premières sections qui résultent d'un véritable recensement, comprennent les cas certifiés (recensés par nous-mêmes ou d'autres recenseurs) et les cas dits probables. Certains cas plus incertains peuvent exceptionnellement y figurer. La 3ème section, dédiée aux vents rectilignes, regroupe les cas collectés "par hasard" ou transmis par un contributeur via un dossier. Elle n'a donc pas de vocation exhaustive.

- Notre base nationale, elle, fonctionne sur le même principe que la base des vents rectilignes, simple recueil des dossiers PDF d'études de cas, pouvant faire occasionnellement l'objet d'une fiche notamment pour des cas sortant de l'ordinaire.

Nous avons établi au fil du temps des critères de validation que nous avons voulu les plus stricts possible, à la hauteur bien sûr de nos moyens et connaissances. Néanmoins votre coopération nous sera toujours précieuse  via nos formulaires ou par simple mail pour rectifier ou compléter nos informations. Nous souhaitons construire cette base au fur et à mesure avec vous. N'hésitez pas, bien sûr aussi, à nous soumettre des cas encore inconnus. 


A savoir :

-
Nous ne reproduisons intégralement les articles ou les photos de journaux que s'ils sont libres de droits (textes anciens) ou si nous en avons l'autorisation. A défaut, nous nous contentons de reproduire quelques lignes du texte et donner le lien vers l'article en ligne qu'il soit accessible ou non. La presse papier ou en ligne est protégée par le droit d'auteur et à ce titre nous ne cautionnons évidemment pas la reproduction "sauvage" des articles sur le net.

- Les fiches sont des synthèses, simples compléments d'information permettant "d'en savoir plus". Le cas échéant, un lien vous mènera vers un dossier plus complet encore comprenant analyse météo, photo-reportage, rapport détaillé d'enquête de terrain et autres données, voire une ou des problématiques soulevées par le cas traité. Pour les cas dont le primo-recenseur est Kéraunos, une fiche détaillée peut avoir été établie sur le site keraunos.org.

- Etant donnée la complexité du milieu du recensement, nous avons choisi de faire figurer dans chaque liste et chaque fiche la mention des recenseurs qui permet ainsi de remonter à la source et accéder à ses réactualisations tout en mettant en évidence les éventuels apports d'autres sources. Ainsi peut-on tracer sommairement l'histoire du recensement d'un cas. Voir définitions plus bas.    


 

Quelques définitions


Horaire GMT + 1 h : c'est l'horaire local (GMT = horaire de départ des fuseaux horaires)

Localisation : il s'agit de la commune ou de l'agglomération touchée. Si le phénomène a touché plusieurs agglomérations, celle qui a subi les plus lourds dommages figure en premier, sauf si l'une des agglomérations est nettement plus connue en quel cas c'est cette dernière qui sera retenue pour faciliter la mémorisation (ex. la tornade de St Georges de Didonne, et non la tornade de Sémussac).

Fiabilité :les tornades ou autres phénomènes dits "probables" sont en réalité quasi sûrs avec déjà un bon cumul d'indices mais il manque des éléments pour valider. Les difficultés récurrentes pour enquêter ou récolter des informations nous ont obligés à adopter cette méthode, qui nous évite ainsi le risque de rétention d'information et de sous-représentativité des données climatologiques produites. D'autres cas sont considérés comme simplement "possibles" et peuvent relever d'autres catégories de phénomènes, notamment les microrafales elles aussi très localisées.Nous pouvons en mentionner quelques uns s'ils présentent un intérêt particulier.
Dans les listings de la base, le mot "tornade" figure en rouge pour les cas certains et très probables, en orange pour les cas possibles (moins certains mais avec de sérieux indices) et en gris pour les cas les plus incertains.

Intensité : c'est le classement sur l'échelle de Fujita. Nous avons choisi de garder l'ancienne échelle et non la nouvelle échelle dite "Enhanced Fujita Scale (EF-) car cette dernière n'a pas été conçue pour le contexte européen. Quand les informations sont suffisamment précises, le classement sur l'échelle de TORRO peut figurer en plus du classement sur l'échelle de Fujita. il permet de savoir si l'on se situe plutôt en bas ou en haut de la gradation Fujita. Par exemple, la mention F1/T3 désignera une forte F1 alors que la mention F1/T2 désignera une "petite" F1.

Dimensions : quand on parle de largeur pour une tornade, il s'agit la plupart du temps de la largeur au sol, CAD la largeur du buisson et non celle de la colonne elle-même.

Recenseur : désigne ici la personne ou l'organisme qui le premier a mis en ligne l'information sur le cas. Attention, cela n'exclut pas que des cas puissent se retrouver sur d'autres bases de données voire faire l'objet d'autres enquêtes ultérieures.
- La mention du nom seul "Ouest-orages", ... indique que nous (et l'enquêteur/contributeur) sommes seuls à l'origine des informations. 
- La mention d'un autre nom seul ("Jean Dessens", "Kéraunos"...) indique que nous nous sommes contentés de reprendre les données du primo-recenseur mentionné, sans plus-value informative. Plusieurs mentions peuvent éventuellement figurer côte à côte en cas d'enquêtes partielles sur un même cas.
- La mention "- - - /- - -" (par exemple Kéraunos/Ouest-orages, Météofrance/Kéraunos...) indique que le cas a été porté à la connaissance du public par un premier recenseur mais qu'ensuite un autre recenseur ou organisme a mené une contre-enquête, apporté quelques compléments d'information ou encore soulevé de nouvelles interrogations ou problématiques. 
- La mention "multi recenseurs" (cas récents) indique que le cas a été recensé simultanément par plusieurs recenseurs.  
- Pour simplifier, il a été décidé que tous les cas recensés par Nicolas Baluteau dans son étude Les tornades en Charente et Charente Maritime seraient considérés désormais comme recensés par Ouest-orages.
- Le recenseur est à distinguer du ou des témoins, simples particuliers, chasseurs ou photographes qui les premiers rendent compte du phénomène en le photographiant ou en photographiant les dégâts, sans enquêter. Nous les mentionnons bien entendu quand nous les connaissons.   

 

Bonne visite !

 

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