Nos critères de validation

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Dans un souci de transparence nous vous exposons ici nos critères de validation d'un phénomène ou ceux permettant de le considérer comme probable. Ces critères ont été établis au fur et à mesure de nos expériences respectives et n'ont pas de prétention scientifique, même si bien sûr dans certains cas ils s'addossent à des critères officiels déjà existants.


        → Tornades
Tubas Trombes marines  → Gustnadoes et tourbillons de poussière Diagnostic différentiel    Supercellules et autres typologies orageuses 
→  Evaluation de la fiabilité de la source

 

 

Tornades

Une tornade est confirmée si au moins l'un des critères suivants est avéré :
- Le vortex est clairement identifié par photo ou vidéo.
- Le vortex est partiellement visible sur photo (tuba dont les vents touchent le sol et génèrent des dégâts)
- La photo montre un tuba à 50 m du sol ou moins (la présence de vents au sol est alors certaine ne serait-ce que quelques secondes)
- Une convergence est présente au sein de la disposition des dégâts sauf s'il s'agit d'une tornade multi-vortex (plusieurs axes de convergence sont présents dans ce cas-là).
- Des traces de rotation ou de convergence sont visibles sur un champ
- (sous certaines réserves) Cumul des 3 indices durée brève de passage-couloir étroit- couloir délimité*

 Une tornade est sérieusement envisagée si au moins l'un des critères suivants est avéré  :
- La photo montre un tuba bien formé s'allongeant nettement en direction du sol
En l'absence de photos ou vidéos, présence des indices isolés suivants :
- Durée de passage très brève
- Couloir étroit 
- Couloir très délimité
- Termes évocateurs (verbes de mouvement, certaines analogies...)
- Projection de débris dans tous les sens
- Présence d'autres cas validés le même jour ou situation météo favorable...

Un type particulier de microrafale, appelé burstswath, peut se produire dans des couloirs très étroits (jusqu'à 20 m de large !) et très délimités, le tout sur une durée très brève. Ce type de RD doit bien sûr inciter à la plus grande prudence dans les diagnostics mais comme elle ne concerne que les orages estivaux de grande puissance (derechoes, systèmes avec bow echo..), le cumul de ces 3 caractéristiques demeure probant pour la plupart de nos cas non supercellulaires, notamment de saison froide, d'où sa présence dans ce paragraphe.

 

Tubas

Ne sont recensés que les tubas clairement confirmés, de diamètre important ou susceptibles d'avoir généré une tornade. Eléments probants permettant la validation :
- Mention de la rotation bien isolée des turbulences + photo de près
- Mise en évidence de la rotation sur photo/Vidéo
 



  

 

Trombes marines

Pour ces dernières la question ne se pose guère. La plupart nous sont en effet connues par des photos où le phénomène est facile à identifier. La surface marine élimine toute probabilité d'obstacle pouvant gêner la vidion du buisson, le traitement de l'image (contraste...) faisant le reste. Quand elles ne touchent pas la mer, les critères de validation sont les mêmes que pour les tubas.

 

Gustnadoes

- Présence d'une photo montrant clairement le phénomène et son contexte (gustnado validé) ou témoignage clair et circonstancié
- Horaire coincidant avec l'arrivée du front sur le lieu concerné (gustnado probable mais non avéré si critère isolé)
- Témoignage indiquant clairement qu'il n'y a pas de misocyclone (rotation localisée) à la base du nuage.


Tourbillons de poussière

- Seuls sont recensés les spécimen clairement confirmés, puissants et(ou) de grande amplitude, sur photo ou témoignage précis
- Si la photo n'est pas explicite, l'examen rapide de la situation permet de valider comme tourbillon de poussière si cette dernière n'est pas convective


 

Diagnostic différentiel phénomènes tourbillonnaires


- Trombes terrestres/tubas
: l'élément déterminant est la jonction avec le sol, évidente quand il y a des dégâts ou que le buisson est observé. Pour le cas particulier du tuba qui descend très bas jusqu'à 50 m ou moins du sol, on considère qu'il y a eu forcément un peu de vent au sol ce qui autorise la validation comme tornade dite "touch and go". De même pour les cas de vortex dont la portion joignant le sol est invisible ou masquée par des éléments de premier plan (arbres, maisons..), la question peut être délicate. La validation éventuelle s'appuiera alors sur la puissance générale du vortex, sa durée au plus fort stade de développement (signe de stabilité si prolongée), le contexte général (structure et intensité de l'orage), sa largeur et donc la solidité supposée de la base du vortex au nuage...


- Trombe terrestre/gustnado: la distinction se fait essentiellement sur photo (pas de jonction au nuage et surtout présence à l'avant du front de rafales). Mais il est également possible d'affiner un diagnostic hésitant en croisant l'horaire de l'évènement avec le timing du passage du front orageux vérifié sur image radar ou satellite.

- Trombe terrestre/tourbillon de poussière : en l'absence de photo ou si description trop imprécise, c'est ici la situation météo bien sûr qui départage, les tourbillons de poussière ou dustdevils se déclarant la plupart du temps par beau temps chaud.

 

Supercellules et autres typologies orageuses


A priori, nous ne recensons et ne validons pas les typologies convectives mais il n'est pas inutile d'exposer ici quelques uns des critères nécessaires à ces validations. La NOAA recommande pour la plupart d'entre elles le recours à l'image radar (sauf derecho et MCC), qui doit se compléter des observations de terrain pour les supercellules. En aucun cas la structure d'un nuage ne peut influer le classement d'un orage.

Supercellules
La question des critères relatifs au diagnostic supercellulaire est délicate et fait souvent l'objet de débats. Nous nous sommes basés sur les différents critères déjà connus, officiels ou non, tout en les adaptant quelque peu.

Critères de validation :
-  Présence d'un mésocyclone profond et persistant dans une cellule isolée ou inclu dans un système hybride (multicellulaire-ligne de grains). Avec une durée de vie supérieure à 30 minutes si cette durée lui est suffisante pour s'organiser. Nous insistons sur cette dernière précision. Les expérience personnelles et recherches respectives de plusieurs chasseurs de notre connaissance leur ont en effet fait découvrir que ces 30 minutes ne suffisaient pas forcément pour qu'une cellule se développe correctement autour d'un mésocyclone, et n'empêchaient donc pas l'orage de s'affaiblir et se dissiper. Il a été donné par exemple à l'un d'eux de voir une cellule en rotation durant près d'une heure sans qu'elle ne donne quoi que ce soit de structuré ni de phénomènes intenses. Inversement, il a vu des cas de SP se générer en moins de 30 minutes.
- Confirmation au radar :  déviation du flux et isolement sur plus de 30 minutes démontrant un potentiel mouvement de rotation de la cellule, présence d'un écho en crochet matérialisant le RFD de la cellule ou écho radar conforme.

 

 

 


- Ensemble photographie ou/et vidéo de la structure clairement identifiable + archives radars

 Eléments supplémentaires peuvent nous faire soupçonner une supercellule sans pour autant la certifier :
- Taille des grêlons sous la cellule pouvant indiquer la présence d'un courant ascendant très puissant.
- Forte réflectivité au radar (pixel blanc)

   


Multicellulaires
Face à un système apparemment multicellulaire, pour confirmer sa nature on doit déterminer au radar si les cellules interagissent les unes avec les autres. Dans le cas inverse, nous aurons alors affaire à un monocellulaire en essaim.
Si la structure devient linéaire, il s'agit d'une ligne de grains.

Derecho et  MCC
Critères spécifiques définis par la NOAA.

Evaluation de la fiabilité de la source (témoignages et sources écrites)

Les témoignages sont un matériau précieux souvent décisif mais délicat à manier, qu'il nous faut décrypter si la source n’est pas directement experte (littérature scientifique spécialisée…). Ainsi les indices énumérés ci-dessous restent-ils subjectifs et ne peuvent pas être considérés comme probants même cumulés.  Les experts ufologues qui traitent les témoignages d'OVNIS ou autres étrangetés disposent de grilles d'évaluation des témoignages très élaborées, dont nous nous sommes inspirés :

Les témoignages oraux/écrits
- Si l'on ne dispose que qu'un seul témoignage, direct ou indirect, dont l’auteur est inconnu et dont il est impossible de se faire au moins une idée de la fiabilité : simple présomption, insuffisante pour valider.
- Si l’origine ou le support du témoignage sont sérieux, qu’il est corroboré par d’autres éléments probants (ou si l’on dispose d’un croisement de témoignages différents) mais qu’il est indirect : présomption déjà plus forte, mais pas suffisante pour autoriser la validation.
- Si le témoignage est direct, détaillé et que la fiabilité ne fait aucun doute, parfois même sans photo si le témoin est un professionnel ou particulièrement compétent : validation possible.

Les sources écrites
Elles aussi sont de fiabilité variable. C’est notamment le cas particulier des journaux, presse quotidienne ou périodiques généralistes, dont les articles nécessitent la plupart du temps une enquête complémentaire. En présence d’un article trop imprécis sur un quotidien, plusieurs éléments peuvent constituter des indices :
- Insistance sur la rareté, le caractère inattendu et insolite du phénomène « jamais vu jusqu’à présent »…
- Utilisation des verbes de mouvement habituellement utilisés dans un contexte d'acte volontaire 
- Présence de toute expression tendant à personnifier le phénomène à petite échelle (« la tempête s’acharna sur un hangar »…) ou toute image faisant référence à un être vivant doué de volonté (perception psychologique typique des tornades). A fortiori le cumul de tout cela dans un même article.
- Indices formels comme par exemple, la brève d’apparence banale ou le chapo d’article dans l’index des archives mentionnant un simple « coup de vent » local sans information particulière… mais publiée dans la rubrique Insolite. 

 


 
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