Enquête en cours pour le phénomène violent de Cherves-Châtelars



Du nouveau sur le front charentais avec un précieux témoignage recueilli au téléphone ce matin d'une personne ayant vécu directement le phénomène.


Il était environ 16 h 45 au lieu-dit des Jaudières, l'un des 3 hameaux où le couloir des "vents" est passé. La personne bricolait dans une écurie lorsque tout à coup le ciel s'est assombri. Elle raconte :
"Le ciel était devenu tellement noir que par prudence, je suis ressortie pour retourner chez moi.  Mais à peine étais-je ressortie que le vent s'est brusquement levé en quelques secondes. Devenu très violent, il m'a alors obligée à me renfermer dans un petit bâtiment, le temps de sortir mon portable pour avertir mes proches. Là j'ai pu l'espace d'un moment, observer d'une fenêtre ce qui se passait : il y avait "comme un nuage" au-dessus des habitations des voisins, ça tourbillonnait  et je voyais des branches tourner [elle nous précisera ensuite, sans en être certaine, "dans le sens des aiguilles d'une montre"]."
Le phénomène en tout aurait duré "20 à 30 minutes" mais la personne précise avoir ressenti un très net pic beaucoup plus momentané, et ne semble pas sûre de ces durées. A noter également : le mobile utilisé pour avertir les proches, au moment où le vent s'est intensifié brutalement, indique très précisément 16 h 47.

 

         
                                Dégâts à La Jaudière et visite de la sous-préfète Mme Muriel Boireau - clichés lacharentelibre.fr


Le couloir de dégâts serait très délimité d'après ce témoin, d'une largeur minimum de quelques dizaines de mètres, peut-être plus (largeur non certaine à cause de la présence de champs alentours). Certaines habitations sont gravement touchées, d'autres pourtant très proches sont indemnes. Une caravane appartenant à notre témoin a été très sérieusement endommagée ("explosée" selon les mots de sa propriétaire), et surtout, nous a-t-elle précisé, son toit envolé aurait viré de bord pour aller atterrir entre la maison et la grange. 2 de ses noyers ont été déracinés.
Elle nous précise aussi que la pluie ne tombait pas encore au moment où elle a senti le vent enfler brusquement, ni le temps de se réfugier dans le petit bâtiment.
Autre détail intéressant pour le diagnostic différentiel : les arbres déracinés ou cassés de ses voisins, distants les uns des autres de 30 à 50 m environ, étaient alignés dans des sens différents voire perpendiculaires (l'un orienté au Nord, l'autre à l'Est nous a-t-elle précisé).
Heureusement, aucune victime humaine ou animale pour cet épisode très violent. Même les chevaux de l'éleveur sinistré interviewé par la Charente-Libre s'en seraient a priori bien sortis.

Tous ces éléments ne permettent pas encore de valider une nature exacte pour ce phénomène, même si plusieurs éléments semblent accréditer la thèse d'une possible tornade. Nous avons diligenté une enquête pour tenter d'en savoir davantage mais celle-ci ne nous a pas permis de trancher sur la nature exacte du phénomène. Ce que l'on sait en revanche, c'est que l'évènement quel qu'il soit était d'une redoutable violence, et qu'en "tombant" du plafond nuageux, une très violente microrafale peut provoquer des phénomènes de turbulences pouvant donner l'impression d'un tourbillonnement. 



Si vous êtes en possession d'éléments ou de documents audiovisuels concernant cet évènement, surtout n'hésitez pas à nous contacter
 



 

 

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