COP 21 : accord viable ou non ?


Plusieurs articles de presse parus hier ou ce matin tentent de faire la synthèse de l'accord avalisé par 195 pays au terme de la COP21, hier soir peu avant 20h. Qu'en est-il de cet accord à la fois prometteur et controversé ? Entre réelle bonne surprise et inévitable déception, comment s'y retrouver ?

 

Peu soupçonnée de complaisance, Greenpeace parle d'une réelle avancée avec cet accord contraignant, qui vise l'objectif du maintien de la hausse à 1,5 degrés (non réalisable mais porteur d'un symbole fort), signe la fin programmée des énergies fossiles, et débloque un budget considérable pour l'aide aux pays en voie de développement. Ce sommet aura été, sans doute pour la première fois à cette échelle, marqué par des éléments devenus très concrets et de court terme, qui semblent avoir induit une amorce de prise de conscience des enjeux. On songe notamment à toutes ces îles-Etats menacées de submersion dans un futur proche et qui ont eu la pertinence de se regrouper pour mieux faire entendre leur voix.
Mais l'association met aussi en avant les zones d'ombre : engagements en réduction des émissions de CO2 nettement insuffisants (l'objectif d'une réduction de 40 à 70 % des GES préconisée par le GIEC ayant été abandonné sous la pression de plusieurs Etats), délai beaucoup trop long de mise en application (10 ans !)...
Et reste bien sûr, ensuite, cette future application qui s'annonce bien difficile (!).

 ⇒ Article paru sur lemonde.fr, édition du 12/12/2015 dernière MAJ à 20h58
 ⇒ Article paru sur nouvelobs.fr, qui fait aussi la part des choses de façon claire et synthétique. Edition du 12/12/2015, à 15h38.

 
 
Nicolas Hulot et Al Gore au moment de l'annonce de l'accord - Image publiée sur lemonde.fr


 

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