BDD Ajouts de 3 cas de tornades en Gironde et en Haute-Vienne/Corrèze

Notre base de données de phénomènes s'est enrichie récemment de 3 cas anciens, dont l'un de forte intensité survenu dans la commune de Marcillac (33) en 1999, transmis par le recenseur François Paul, était totalement inconnu des bases en ligne jusqu'à présent.
 

Trois cas anciens viennent d'être ajoutés à notre base de données.


♦  Le plus récent est survenu à Talais, extrême NO de la Gironde face à l'estuaire, le 7 mars 2007 vers 11h locales. Sa nature tourbillonnaire n'est pas totalement avérée faute d'informations suffisantes mais la durée très brève du passage (quelques secondes), le bruit rapporté du phénomène par les témoins, le caractère extrêmement localisé des dégâts comme leur disposition rendent tout à fait plausible l'hypothèse de la tornade. Ce jour-là, plusieurs lignes de grains se sont succédées sur le secteur. C'est lors du passage de la principale d'entre elles, vers 11h du matin, que le phénomène s'est produit.
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♦  Le cas survenu le 7 avril 1999 dans la commune de Marcillac (NE Gironde, proche de la frontière avec la Charente Maritime) nous a été transmis par François Paul via un article très détaillé publié par le quotidien Sud-Ouest. Nous avons à sa demande poursuivi l'enquête en nous entretenant notamment avec l'un des parents des témoins directs et sinistrés au téléphone.
La tornade a parcouru environ 2 kms minimum, 4 kms au maximum, et le témoin nous précise que le tuba est remonté et redescendu plusieurs fois le long de ce trajet, créant un couloir de dégâts heureusement discontinu. Les témoignages sont terribles. La tornade a sinistré deux propriétés, dont l'une a perdu son premier étage, sa toiture et sa charpente entièrement arrachés et disséminés aux alentours par les vents furieux.  Les occupants ont du être relogés. Notre témoin au téléphone a comparé l'intensité de cette tornade à celle de la tornade de Sonnac du 16 septembre, qu'il estime équivalente : effectivement, les dégâts causés à leur propriété autorisent un classement F2 voire F2/T5.  Bien que témoin indirect, M. Hérit a pu aussi nous décrire le phénomène comme une colonne de vent tourbillonnaire large de quelques dizaines de mètres et dont le buisson ("vents et nuage de débris au sol") était beaucoup plus large. Vignobles et bosquets ont également souffert mais heureusement la tornade ayant parcouru un secteur rural peu habité et épargné les principales localités présentes à proximité de son trajet, personne n'a été blessé.
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Trajet et zones de dégâts de la tornade de Marcillac, établi d'après les témoignages
- © Ouest-orages

 

    
localisation respectives des cas de Talais (2007), Marcillac (1999) et Masseret (1865) - Ouest-orages

♦  Enfin le dernier cas, le plus ancien et aussi le plus puissant, survenu à Masseret et 7 autres communes le 31 mai 1865 a été recensé par Kéraunos d'après une enquête effectuée sur place pour Le Courrier du Centre. Ce jour-là, un orage grêligène dévastateur, très probablement supercellulaire, parcourt la région de la Dordogne à la Corrèze et donnera cette tornade classée F3 par l'ESSL et EF4 par Kéraunos. Le phénomène a dévasté une bande étroite sur un trajet -minimum- de 37 kms de long et l'énumération de ses dégâts donne froid dans le dos :  plusieurs personnes ont été emportées par le tourbillon parfois jusqu'à 100 m de hauteur, des dizaines de milliers d'arbres ont été déracinés, une centaine d'habitations fortement endommagées, des voitures transportées, des animaux d'élevage tués... Heureusement comme il arrive fréquemment avec nos tornades même puissantes, aucun décès humain n'a été constaté.
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